Hôtel de Malestroit

Entrée libre, du mardi au vendredi

De 10h à 12h et de 14h à 18h
Samedi et dimanche, de 10h à 18h30

 

Mairie – Thèmes des Equidés.

Exposition visible aux horaires d’ouverture de la Mairie.

du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30.
Le samedi de 9h00 à 12h00.

 

Conférence ce dimanche 19 novembre à 15h00  par notre Lauréat du prix Sandoz, Saint-CAST

Nos invités d’honneur 2017

Emmanuelle VAN NOPPEN

Prix Roger B. BARON

Emmanuelle est née en 1944, à Etterbeek, dans ce qui était alors un pittoresque quartier de Bruxelles. Une partie de sa jeunesse s’est écoulée entre Bruges et Damme, en Flandre occidentale et l’essentiel de ses premières années s’est passé à Cugnon-sur-Semois, région bucolique, située dans les Ardennes belges.
C’est là, dit-elle, que « la part la plus spontanée, voire la plus sauvage, de sa personnalité, s’est formée de manière définitive. La nature a été son refuge, son aire de jeux, son observatoire… bref, son élément naturel ».
La forêt et sa faune sauvage, comme aussi, plus tard, les sommets alpins, sont devenus ses lieux de prédilection. La structure cachée des choses et les formes dont elles s’enveloppent ont toujours exercé sur elle une attraction magnétique. C’est en les dessinant – explique-t-elle – qu’elle est « entrée dans l’intimité de tant d’humbles créatures, parfois étonnantes, souvent attachantes et toujours admirables, que trop de gens méprisent, hélas, quand ils n’en ignorent pas jusqu’à l’existence ».
Emmanuelle représente surtout des oiseaux. L’ornithologie a sa prédilection.
La plupart de ses tableaux s’efforcent d’évoquer ce qu’elle a coutume d’appeler des « scènes de douceur sauvage ».
Le plus souvent, elle recourt à deux techniques de minutie, qui sont la colonne vertébrale de l’œuvre et s’harmonisent sans se heurter.

SAINT-CAST

Prix Edouard Marcel Sandoz

«Après plusieurs années dans le monde de la céramique, je m’initie en 1980 à la technique du bronze à la cire perdue, au Burkina Faso, en technique primitive : moule réalisé en banco (mélange de terre de termitière et de crottin d’âne) appliqué sur les créations en cire d’abeille, décirage et cuisson des moules au bûcher et fonte du bronze au charbon de bois, comme à l’âge de bronze.
Ce procédé efficace s’est vite révélé limité quant à la qualité des résultats, je décidai donc de passer à la technique à cire perdue moderne en tâtonnant pour créer mon mélange de plâtre réfractaire, pour trouver la courbe de cuisson des moules, pour construire mes fours à gaz (de décirage et de fusion du bronze) et autres outillages que je n’utilisais pas en Afrique et qui aident beaucoup pour parfaire la finition des bronzes.
Pour mes créations, l’inspiration vient de ma faculté à passer des heures à contempler la nature et au retour de mon premier long séjour en Tanzanie je décidai de me consacrer quasiment exclusivement à la création d’œuvres animalières.
N’ayant aucune formation artistique, je passais des mois pour réaliser ma première création animalière, la passion et la patience permettent de vaincre tous les obstacles.
Chaque année je passe une partie de l’hiver sous les tropiques riches en faunes et surtout en Afrique pour rapporter de la documentation photographique sur laquelle je m’appuie pour de nouvelles créations. Je profite aussi de notre belle région du Berry solognot pour partir à la billebaude et tenter de surprendre les hôtes de nos bois dans leurs activités journalières.

Le Salon 2017 en quelques chiffres

260
Candidatures
13
Membres du Jury indépendants
655
Oeuvres soumises au jury
150
Oeuvres retenues
1300
Visuels anonymisés
126
Artistes sélectionnés

Pour la deuxième année, le SNAA vous accueillera au travers de 2 expositions.

La première à l’Hôtel de Malestroit comme depuis l’origine

La seconde aura lieu juste en face, à la Mairie, et aura pour thème : les équidés.

Conférences 2017

19 novembre à 15h00

Démonstration de sculpture par Saint Cast

26 novembre à 15h00

Démonstration de gravure par Michel Lasnier

Après quatre années dans l’atelier de gravure sur bijoux dirigé par Maurice DANJON, le diplôme de l’Ecole BOULLE en poche, Michel débute dans la vie professionnelle comme dessinateur en joaillerie, puis comme maquettiste pour l’industrie de la bijouterie fantaisie.

En 1971, il devient professeur de gravure ornementale à l’Ecole BOULLE, succédant à son maître. Cette nouvelle expérience particulièrement enrichissante durera 30 ans. Depuis 2001, Michel profite de sa retraite pour élaborer un bestiaire gravé et émaillé.

Les gravures sont toutes exécutées au burin.

3 décembre à 15h00

Conférence Arctique et Antarticque par Sylvain Mahuzier

10 décembre à 15h00

Conférence Sandoz et le théâtre d’ombres lumineuses par Sébastien Meer

Pourquoi l'Art animalier

Cette question posée par les visiteurs du salon mérite que l’on cherche une réponse. Pourquoi avons-nous choisi de développer et mettre en valeur l’art animalier sous toutes ses formes ? Bien évidemment, la réponse n’est pas unique et ne présente pas de caractère de vérité absolue. Nous savons que la peinture animalière existe depuis des milliers d’années. Nous pouvons dire qu’elle existe depuis toujours, qu’elle soit descriptive ou symbolique, les animaux servant d’intermédiaire entre le Haut et le Bas, entre l’Homme et le ou les Dieux, sur tous les continents.

La représentation animalière est donc universelle, introduisant des genres au fil des siècles. Les contextes politique, économique et religieux ont façonné notre pensée et donc nos créations. L’art animalier concerne toutes les techniques d’expression.

Au début du siècle dernier le sculpteur Pompon fonde le « groupe des douze » au Jardin des Plantes. Artus, Choppard, Guyot, Hilbert, Jouclard, Jouve, Lemar, Margat, Pompon, Poupelet, Profillet et Saint Marceaux décident de rendre son rang à l’art animalier, considéré comme mineur pendant des décennies. Petersen, Roche et bien d’autres viendront enrichir de leurs œuvres la renaissance de l’art animalier auquel Antoine-Louis Barye avait donné une puissante impulsion. Ils ont montré la voie.

Cette voie leur a été ouverte une première fois par Édouard Marcel Sandoz qui a mis à leur disposition plusieurs galeries. Et en 1976 ce sont Étienne Audfray et Roger B. Baron qui les accueillent à Bry-sur-Marne à l’Hôtel de Malestroit.

Mais pourquoi ces artistes ont-ils choisi de se consacrer à la représentation animale ? Quelles motivations ?Contrairement à l’Être Humain, l’animal ne se bat que pour le territoire, la nourriture et la reproduction… quoi que ! L’émotion tout d’abord, ensuite l’identification, en quelque sorte un apprentissage, l’imitation, l’hommage à la nature. Il s’agit d’un élan spontané déclenché par les qualités intrinsèques des animaux aussi bien que par leur apparence. L’animal entre en résonance avec notre personnalité. L’animal compagnon de l’Être Humain est l’objet d’un transfert affectif. Il s’agit d’une passion alliant deux puissants mouvements, l’art et son sujet. Cette sensibilité se partage entre un artiste et le public, véritable communion, véritable passion. La magie prend forme et se décline dans l’échelle humaine. L’art et l’animal sont en harmonie.
Le salon national des artistes animaliers tient à pérenniser le choix de ces artistes, dont certains sont, ou seront, célèbres, à encourager le développement de l’art animalier grâce aux pratiques artistiques contemporaines, tout en conservant son intérêt pour les pratiques traditionnelles.
Cela implique que la médiocrité n’a pas sa place. Cela implique aussi qu’il doit exister des limites aux dérives de la création. Notre salon prône la mise en valeur de l’animal sans disséquer ni déformer son harmonie.

Pourquoi l’art animalier ?
Le leitmotiv du SNAA « Les connaître, les comprendre, les défendre… ». C’est peut-être une des réponses à la question. Une réponse qui fait son chemin ces dernières années.

Clyo LAUNAY – Présidente
Alain BAUDELOCQUE – Vice-Président